A l’aube de la Civilisation, quelques tribus tentent de survivre et de se développer.
Aidés par
quelques outils rudimentaires et les ressources d’une nature hospitalière, ils vont tenter d’avancer sur le long et difficile chemin de la Civilisation.

StAge_CoverDans l’Âge de Pierre, chaque joueur est à la tête d’une petite tribu de 5 personnes qui va tenter de se développer en accumulant les ressources naturelles foisonnant dans la région : bois, argile, pierre et or leur permettront d’accumuler les points de victoires.

2 possibilités pour cela :

- Utiliser les ressources acquises pour construire des tuiles représentant des huttes et donnant des points de victoires immédiats.

- Investir 1 à 4 ressources quelconques en échange d’une carte Civilisation qui rapportera des points en fin de partie.

 

C’est à peu près tout.

Alors oui, l’Âge de Pierre est encore un jeu de gestion / développement et oui, il vous faudra encore accumuler des ressources pour les échanger contre des points de victoire…

Mais l’Âge de Pierre propose de sérieux atouts qui en font un jeu indispensable et qui, il y a fort à parier ressortira régulièrement de votre ludothèque.

Tout d’abord les illustrations de Micheal Menzel sont magnifiques. Le plateau fourmille de petits détails comme ce couple qui drague aux abords de la hutte de « reproduction ». Et pourtant, le plateau de jeu reste parfaitement lisible ; chaque élément du jeu étant intégré au dessin.

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Le matériel est lui aussi à la hauteur, chaque élément est soigné et la boite cache 2 belles surprises :

- Le gobelet en authentique peau de mammouth qui rend le lancer de dé encore plus plaisant ;

- Les ressources qui ne sont pas de simples cubes multicolores mais des morceaux de bois qui reprennent les formes de ce qu’ils représentent. Ainsi le bois est représenté par de petits bâtonnets et l’or par des lingots jaunes.

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Autre atout majeur qui fait tout le sel du jeu : les lancers de dés.

Oui, vous avez bien lu, un jeu de développement avec 7 dés à l’intérieur et donc un peu de hasard…

Les jets de dés interviennent lorsque les membres de votre tribu partent en quête des ressources. 


En fait, plus vous affectez de monde à la tâche et plus vous lancez de dés. La somme des dés est ensuite divisée par une valeur dépendant de la rareté de la ressource (2 pour la nourriture, 6 pour l’or) Le résultat ainsi obtenu indique le nombre de ressources que vous prenez.


Exemple :

Un joueur pose 4 personnages sur la forêt où ils vont chercher du bois. Il lance 4 dés et obtient un total de 13. Ce résultat est divisé par la valeur du bois (3) pour déterminer le nombre de ressource que le joueur récupère. Ici 4 morceaux de bois (13/3, arrondi à l’inférieur)


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Cette donnée ajoute une part raisonnée de stress et d’incertitude autour de la table qui contribue largement à la tension et l’ambiance si particulière du jeu.

Part raisonnée car, pour limiter la casse, il suffit de poser plus de monde sur chaque endroit. Donc de se concentrer sur 1 ou 2 actions par tour plutôt que s’éparpiller. Ce qui est rendu possible par le fait que l'on peut faire reproduire les membres de sa tribu pour obtenir des pions supplémentaires.
Et raisonnée aussi car il est possible d’acquérir des outils dont la valeur vient s’ajouter à votre jet de dés.

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Enfin 3ème raison d’aimer ce jeu c’est qu’il propose une bonne variété de stratégie pour atteindre la victoire, essentiel dans un jeu de développement. Mais puisqu’il s’agit d’un jeu plutôt familial les stratégies de victoires sont vite entrevues ; la courbe de progression reste donc assez rapide.


Le plaisir réel à y jouer fait que je l’ai sorti environ 5 fois en une semaine et qu’il a plu à tous les joueurs à qui je l’ai fait essayer. Pour ma part, j’en redemande encore.

Autre gros avantage de ce jeu c’est qu’il est autant intéressant à 2, qu’à 3 ou à 4, ce qui est assez rare dans cette catégorie de jeux.

StAge_PICUn petit bémol quand même c’est que les parties peuvent avoir tendance à trainer si les joueurs ne se dynamisent pas. Je conseille qu’un joueur fasse le rôle de leader et incite chacun à jouer quand c’est son tour pour accélérer le rythme.

Même chose, évitez de secouer le gobelet pendant des heures, çà rallonge inutilement la durée de la partie.


Par ailleurs, la règle s'avère parfois imprécise. Heureusement l'éditeur a mis en ligne une F.A.Q. (voir plus bas) et est toujours disponible pour répondre aux questions !


Bref, je pense que l’Âge de Pierre va devenir l’un de mes jeux « d’initiation » au jeu de société moderne à l'image des Aventuriers du Rail. A ceci près qu’il garde une dimension stratégique intéressante pour un vieux briscard !

PS : je reviens sur cette critique, quelques mois plus tard et j'enlève une petite pieuvre en "intérêt". Les parties ont vraiment tendance à traîner en longueur pour un jeu de cette catégorie. Il traîne plus souvent aux alentours des 75 à 90 minutes qu'aux alentours des 45...

Reste la possibilité d'accélérer la fin de la partie en retirant une tuile bâtiment par joueur et une carte de développement de chaque catégorie (celle avec un mutliplicateur x1)


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Liens et téléchargement :

- la règle du jeu à télécharger en PDF

- la F.A.Q. sur le site de l'éditeur
- un mini-guide stratégique sur le site d'Asmodée
- aide de jeu : détail des tuiles et des cartes : age_de_pierre_recto

- aide de jeu ; détail des cartes : age_de_pierre_verso
- le site de l'illustrateur, Micheal Menzel

- le site de l'éditeur Filosofia